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Les principes d'intervention |
Chacune de nos interventions obéit à un certain nombre de principes tirés des leçons de notre vingtaine d'années d'expériences du développement rural à Madagascar. Deux grands groupes de principes sont ainsi suivis et respectés pour chaque activité de la D-IC : - principes liés à l'approche :
- principes liés à l'intervention :
Approche par la demande et contributions propres L'initiative vient de la base. A travers les projets, nous ne proposons pas de l'aide aux communautés rurales. Nous mettons à leur disposition un dispositif d'accompagnement de proximité qui répond aux demandes d'appuis. Les acteurs locaux participent aux coûts, ce qui marque leur engagement envers leur demande. Le montant de leur contribution est fixé en fonction du type d'action. Ce cofinancement peut être fourni en nature, en travail ou en numéraire.
Empowerment A travers ce terme intraduisible, il s'agit surtout d'augmenter la capacité des communautés de base : - à s'organiser pour mieux défendre leurs intérêts (matériels et culturels) - à identifier de manière plus réaliste leurs besoins - à définir les priorités - à prendre des décisions concertées - à mener des actions de développement tout ceci dans le sens d'une plus grande autonomie et d'un plus haut niveau de responsabilité. Dans la pratique, en tant que maîtres d'ouvrage, les acteurs locaux doivent avoir les moyens de maîtriser leurs actions et être responsables de leur réalisation. Ils participent au processus de décision. Nos projets s'assurent que les décisions soient prises le plus près possible de l'endroit où une action a été conçue et où elle se réalise.
Inversion des flux Nos projets concluent des contrats avec les acteurs locaux. Nous leur confions la responsabilité de l'action et leur versons les sommes nécessaires. C'est ensuite à eux de payer les prestataires. Ce schéma correspond à une inversion des responsabilités et des flux financiers par rapport à la situation plus classique du bailleur qui finance une institution d'appui, laquelle propose à son tour un service aux paysans. La mise en œuvre d'une telle orientation requiert des conditions préalables (cadre juridique, système bancaire, capacité de gestion des maîtres d'ouvrage,…) qui ne sont pas toujours remplies à Madagascar. Dans chacune des activités financées, nous tendons vers cet idéal. Nous nous efforçons de responsabiliser autant que possible les maîtres d'ouvrage, en évitant toutefois de prendre des risques inconsidérés.
Principe de non-exclusion Nos actions cherchent à donner aux catégories sociales pauvres l'opportunité de se raccrocher aux processus de développement. Les groupes les plus faibles, généralement écartés des processus de décision, doivent aussi avoir la possibilité de s'exprimer et de faire valoir leurs priorités. Une approche de discrimination positive doit évoluer vers une plus grande égalité des chances pour les femmes, les jeunes et les plus démunis. Nos programmes visent à promouvoir un accès équitable aux ressources, aux services et aux prises de décision.
Garanties pour les générations futures Les interventions d'appui sont analysées à la lumière d'une vision élargie du développement rural. L'action proposée ne doit pas seulement contribuer au bien-être immédiat des habitants, mais également offrir des garanties pour les générations futures. Dans cette optique, nos interventions intègrent des dimensions écologiques, économiques et des notions liées à l'approche différenciée (genre), afin qu'elles aillent dans le sens d'un environnement durable et d'une société plus équitable.
Inscription dans le cadre des politiques nationales et régionales Notre travail s'insère dans sa globalité dans les objectifs et engagements définis dans le Madagascar Action Plan (MAP). Nous recherchons toujours une cohérence et une complémentarité avec les politiques nationales et régionales en renforçant les compétences des acteurs dans leurs dynamiques de développement. Nous ne nous substituons pas au rôle de l'Etat. Nous entretenons un dialogue politique avec les instances compétentes et cherchons activement la coordination avec les autres programmes actifs dans les mêmes domaines.
Partenaire principal : la société civile Le partenaire principal de plusieurs de nos projets est la société civile : associations paysannes, opérateurs économiques, groupements d'hommes et de femmes, organisations faîtières, etc. En parallèle, plusieurs de nos interventions renforcent les collectivités territoriales décentralisées dans le cadre de la décentralisation. Nous accompagnons des communes rurales pour le renforcement de leurs capacités de gestion technique et opérationnelle.
Répondre aux opportunités et aux potentiels Nous soutenons en priorité des initiatives des communautés qui manifestent une volonté de prendre leur destin en main. Nous intervenons dans des endroits où apparaissent des opportunités de développement. Nous collaborons avec des partenaires faisant preuve de dynamisme et ayant une vision du développement.
Qualité de l'offre La qualité de l'offre est déterminante pour le succès des actions engagées. Les prestataires, privés ou publics, peuvent recevoir des aides dans le but d'améliorer leurs services moyennant, par exemple, une formation technique ou méthodologique complémentaire. Un système visant à contrôler la qualité de l'offre est mis sur pied. Les différents prestataires sont placés en situation de concurrence, dans la mesure du possible. Leur offre est comparée en tenant compte aussi bien de l'efficacité que du meilleur rapport coût et bénéfice.
Complémentarité/subsidiarité et alliances stratégiques Nous recherchons activement des accords de complémentarité et des alliances stratégiques avec les bailleurs de fonds et d'autres institutions d'appui présentes dans les régions, afin d'obtenir des effets multiplicateurs. Des cofinancements avec d'autres bailleurs opérant dans la même région et dans le même domaine, peuvent être envisagés dans le cadre d'une action de grande envergure. On peut imaginer qu'ils aident différents acteurs intéressés par un même enjeu. Les actions particulièrement réussies seront portées à la connaissance des autorités et des autres bailleurs
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